LES ARTISTES

Présentation des artistes membres de l'association

Annie-Claire Alvoët

Le site d'Annie-Claire
Native de Château-Thierry dans l'Aisne, Annie-Claire est diplômée des Beaux-Arts de Nancy et de l'Université de Paris I. Son travail de peinture se situe à la lisière de la figuration et de l'abstraction cherchant à donner forme à des notions invisibles que ce soit la spiritualité ou la musique. Le corps et l'âme, leur imbrication, leur frontière sont au centre de sa démarche. Annie-Claire travaille en séries inspirées de thèmes mystiques: Apocalypse, Tentation de St Antoine, Marie l'Egyptienne, etc... mais aussi le Jazz auquel elle consacre un travail de dessin en direct lors de concerts donnant lieu à des performances et des publications dans JazzMagazine. Elle enseigne le dessin et la peinture en cours privé à Château-Thierry et vit à Paris.


Daniel Amadou

 

Le site de Daniel
Des œuvres insolites qui naissent dans une ambiance paléolithique dans une carrière souterraine de l'Aisne ! Les toits, leurs ardoises, parfois un petit brin de zinc sont pour moi une question en suspens. Entre ciel et trottoirs, entre arbre et sol, l'ardoise prend des couleurs et des formes qui sont aussi le reflet d'un lien que j'entretiens. Tout une partie, le partie principale est faite de suspensions dont le cadre est ouvert : la nature, avec chaque fois soit une ouverture vers cette nature, ou pour certaines un enfermement sur soi-même. Liberté de la forme, des couleurs, des idées. Les mots qui viennent sont hasard et fulgurance. Il est difficile de parler de ce qui appartient au domaine du jaillissement, de la fulgurance et du hasard. Hasard d'abord, ou la rencontre d'objets usuels ou inhabituels, peuvent être détournés de leur fonction première et s'intégrer et appartenir à une esthétique autre. La fulgurance est la faculté d'émettre des éclairs, et ce travail est le fruit d'une succession d'éclairs et de lueurs, ce qui éclaire un peu une route que je ne connais pas et dont la destination est inconnue, à chaque éclair, un tournant nouveau se dessine. C'est aussi la rapidité, la vivacité et la soudaineté de l'idée qui arrive.



Marie Audin




Dermatologue de profession, ancienne militante, Marie s’est un jour prise pour une abeille en se jetant dans ce qu’elle a appelé le « pricking » (piquage ?), l’aiguille sens dessus dessous, piquant de son dard dans les deux sens ses supports, dans ce qui ressemble à un prolongement des soins sur les milliers de peaux traitées au cours de sa carrière, comme une façon de soigner le monde d’une autre manière, dans une acupuncture créatrice… Elle joue ainsi de ces perforations minuscules qui ponctuent de nouveaux pores ses supports, elle ajoute de la broderie et du fil (ligatures ?), elle teinte ses fonds à l’aquarelle ou à l’encre, elle trace au rapidographe des figures jamais loin de se muer en cartes pour des géographies imaginaires. 
J’ai découvert cette oeuvre aux techniques originales au Musée de la Création Franche de Bègles où elle avait trouvé, en 2004, en la personne de son ancien responsable, Gérard Sendrey, un grand encouragement à reprendre la création qu’elle avait pratiquée jusque-là, surtout en peinture, que de manière sporadique (à partir des années 1990).
(Voir Bruno Montpied, « Marie Adda : sous la peau des images », dans Création Franche n°33, Bègles, novembre 2010 ; « Adda » était en 2010 le nom marital de Marie Audin)

Patricia Béglet


Le site de Patricia
Née dans les Pyrénées ariégeoises, j’ai poursuivi ma route de Toulouse à Paris pour intégrer l’école des Arts Appliqués, Olivier de Serres. Parallèlement à mon métier de graphiste (scénographie, décors, illustration, PAO), je découvre une nouvelle passion:  le carton qui allie l’écologie, l’économie, la récupération et le renouvelable. Je réalise alors, des décors, des objets et du mobiliers pour la scène et la maison. 
En dehors des ateliers, je peins ce que mon environnement m’offre en décors et lumière ce qui me porte tout naturellement à représenter la ville comme nature minérale. Sur le zinc, miroite le ciel aux couleurs et contrastes saisissants, rythmant les heures du jour, les saisons et mon humeur. Au fond, j’aime parler de « Toits ».

Maryse Bonneau



Le site de Maryse
Je travaille en atelier depuis 25 ans. Mes travaux sont exécutés à l'huile principalement après une longue réflexion sur le trait. Celui ci, qu'il soit droit, courbé, exécuté d'une manière lente, ou, au contraire, d'une manière rapide, peut nous évoquer des atmosphères différentes. J'essaie pour les travaux plus droits d'exprimer dans l ensemble une certaine spiritualité, par le jeu des couleurs et l'espace ouvert, généralement clair. Au contraire, les travaux effectués dans l'énergie, avec beaucoup de mouvement, peuvent exprimer selon l'imagination de chaque spectateur la vitesse, la joie, la nature, la vie.... On peut également penser à un rythme musical.

Migas Chelsky

Le site de Migas
Peinture, Collage et Bricolage 
Je viens du collage et pour cette raison, je me sens bien plus à l'aise à devoir rassembler et ordonner des éléments épars dans une composition esthétique qu'à démarrer un tracé sur une toile immaculée.
J’aime les amoncellements de vieux éléments (objets qui ont vécu ou détritus émouvants), les boîtes à trésors, les greniers, les brocantes, voire les poubelles.
Je suis fasciné par les matières fatiguées, patinées : la ferraille attaquée par la rouille (qui donne des couleurs si extraordinaires !), le bois, le cuir etc.

Quand je réalisais mes photomontages, je puisais dans des piles de revues, des boîtes de photos ou de morceaux de photos classés arbitrairement par thèmes ou par couleurs, des éléments que je tentais de rapprocher pour qu’il se passe quelque chose au niveau du sens et de l’esthétique. Cela se faisait en suivant une idée ou en la recherchant.

Aujourd’hui, je fabrique des maisons délabrées, abandonnées, isolées sur et avec du carton ondulé. J’aime ce matériau pour sa « générosité » : sa matière et ce qu’il m’offre quand il est dénudé, lacéré, froissé, percé… et puis il y a de la dérision dans ce carton !

J’aime les thèmes simples, enfantins comme les bonshommes, les maisons, les arbres… On peut tout dire à travers eux.

Suzon Claure


Le site de Suzon
Je me balade dans Paris ou ailleurs et je récolte des images et des impressions, de ces voyages dans la ville.
Il y a toujours dans les rues, les gares, les usines  ou même les bords de mer, comme des traces de passages passés, des signes parfois presque imperceptibles, d’une autre vie, d’autres instants et ces frôlements entre passé et présent sont chargés d’une grande poésie mélancolique qui me touche profondément.
C'est cette poésie que j'essaye  de la  retranscrire dans ma peinture à l'aquarelle ou à l'encre.

Caroline Dahyot 


Le site de Caroline
Caroline Dahyot est une charmante artiste qui a créé une maison mirage sur les falaises d'Ault dans la Somme : la Villa Verveine. Elle l'a peinturlurée de haut en bas, dans tous les sens, au point de se mettre un jour à dos la municipalité que ses outrances picturales en plein air révulsaient. A une époque précédente, elle a même été traitée de "sorcière" par des femmes jalouses de sa liberté. Elle peint, elle brode des "tapisseries", elle crée des assemblages de tissus, fil, morceaux de poupée, et autres matériaux, elle dessine sur des draps, elle joue de la musique de temps à autres (elle a participé à un groupe intitulé "Duo des falaises"). On ne devrait pas la pousser beaucoup pour lui faire avouer qu'elle aussi est intéressée par l'art total (c'est pourquoi je lui est proposé, un jour, de réaliser un dessin en commun sur drap. Lorsqu'elle expose (comme dans les festivals d'Art et Déchirure à Rouen), elle aime constituer des installations regroupant les différentes facettes de son goût pour la création.
Ses œuvres reflètent un besoin vital de construire une sorte de "sagesse" qu'elle bâtit au fil de sa vie et qui a souvent trait à ses rapports amoureux ou familiaux.


Gérard Gayraud


Je dessine depuis longtemps, plus souvent depuis que j’en ai le temps. Je dessine puis découpe ou peins des silhouettes féminines solitaires, en couples, en groupes. Je dessine pour le plaisir de travailler ces formes, de les faire paraître, par maintes reprises, sous de petits formats que j’agrandis selon le support choisi. C’est une manière d'écrire le mystérieux des formes du corps des femmes. 

Catherine Jubert-Asencio



Le site de Catherine
Catherine Jubert-Asencio a toujours été partagée entre sa passion pour les mots et les images : enseignante en Lettres Modernes, auteure, art-thérapeute, photo-thérapeute, photographe plasticienne, et fondatrice du centre d’art-thérapie « Les Ateliers du Point Bleu ».
A partir de sa collection de photographies anciennes, elle explore les processus temporels de la mémoire au travers du lent travail de l’eau, de la glace et de l’encre. 
Dans un double mouvement de conservation et de destruction, de réminiscence et d’oubli, l’eau gelée ou drapée de volutes colorées, sculpte corps et visages. Elle leur offre une seconde vie, les recouvre d’une nouvelle peau et rend sensible le passage du temps devenu matière. 
Grâce à ses collages et manipulations photographiques qui s’attachent à mettre en lumière la face cachée des personnages y figurant, elle offre également aux images anciennes une nouvelle vie fantasmée.  

Hélène Loret


Le site d'Hélène
A travers mes objets, je raconte les histoires parfois étranges, sans queue ni tête, ou très élaborées, que me susurrent les objets, les papiers, les textiles, les matières, les vieilleries que je collecte dans des brocantes, dans des forêts, dans des greniers, dans des rues proches ou très lointaines, dans des lieux incongrus ou familiers.
Certaines histoires sont à suspendre, pour mettre en scène un espace en trois dimensions. D'autres sont à porter. D'autres s’accrochent, se posent. Ces histoires parlent de voyages impossibles, de voyageurs immobiles, de peau, de mue, de corps, de cœur, de la nuit, de ciels, de lune, de nuages, de métamorphoses, de châteaux en Espagne, de nids, d'oripeaux, de fluides, d'humeurs, de chimères.
Je collecte, je fabrique, j'assemble, j'écris, je suspends, je sème, j’entrelace.


Eric Meyer



Le site d'Eric
Peintre et dessinateur né à Mulhouse en 1965. À la fin des années 1980, s’installe en région parisienne, choisit de peindre et suit les cours du soir de l’Ecole des Arts Appliqués. Membre du groupe Action Peinture, il participe à de nombreuses manifestations et expositions et est représenté à Paris par la Galerie Eric de Montbel où il expose à deux reprises. En 2010, il fonde avec le peintre Ivan Sigg le collectif KUU. Ensemble, durant trois ans, ils éditent la revue d’art expérimentale KUU, peignent à 4 mains, créent des spectacles de peinture numérique sur iPad et réalisent de nombreuses affiches, notamment pour le Festival d'art Postal de Vienne. Eric Meyer mène de front depuis plusieurs années une carrière de peintre, de graphiste, d’illustrateur et de mail artiste.


Florine Zebulone




Le site de Florine
Née en 1986, Zébulone Florine vit et travaille actuellement entre la campagne picarde du Nord de la France et Athènes.
Après des études universitaires et plusieurs années en tant qu'enseignante d'Arts plastiques, elle décide de se consacrer à ses créations. C'est finalement dans un univers contrasté qu'elle nous invite et exprime son imagination enfantine, un monde noir et blanc teinté de monstres à la fois mignons et terrifiants.
Zébulone Florine s'inspire des mythologies, des contes et des superstitions populaires. Elle s'adresse ainsi à nos angoisses plus ou moins profondes à travers des œuvres sensibles et poétiques.